top of page

Robert Desnos

Biographie

Robert Desnos est né le 4 juillet 1900 à Paris. Il passe son enfance dans un quartier populaire où son père, Lucien, est mandataire aux Halles pour la volaille et le gibier. Il lit Hugo et Baudelaire, se passionne pour la culture populaire, les romans et les bandes dessinées.

De 1918 à 1930, Robert Desnos travaille pour plusieurs magazines et journaux.

Dès 1934, il participe au mouvement frontiste et adhère aux mouvements d’intellectuels antifascistes (comme l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires). Choqué par la guerre d’Espagne et par le refus de Léon Blum d’y engager la France, dans une conjoncture internationale de plus en plus menaçante, Desnos renonce à ses positions pacifistes. La France doit se préparer à la guerre, pour défendre son indépendance, sa culture et son territoire, et pour faire obstacle au fascisme.

Résistance

Après la défaite, la vie à Paris est difficile et ses activités deviennent de plus en plus rares. Desnos entre comme chef des informations dans le quotidien. Aujourd’hui. Mais l’indépendance du journal est de courte durée : Jeanson est arrêté et le journal devient le porte-parole de l’occupant. Desnos continuera cependant d’y écrire régulièrement jusqu’en décembre 1943. Il ruse avec la censure et doit surveiller ses paroles. Cette emploi lui permet néanmoins de couvrir ses activités dans le réseau de résistance auquel il appartient depuis juillet 1942.

Mais le 22 février 1944, Robert Desnos est arrêté à son domicile par la Gestapo et déporté dans plusieurs camps. En avril 1945, il est transféré jusqu’en Tchécoslovaquie, dans le camp de concentration de Theresienstadt, à Terezin. Épuisé par les privations, malade du typhus, il meurt le 8 juin 1945.

« Demain »

Âgé de cent mille ans, j’aurais encor la force
De t’attendre, ô demain pressenti par l’espoir.
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses, 
Peut gémir : Le matin est neuf, neuf est le soir.

Mais depuis trop de mois nous vivons à la veille, 
Nous veillons, nous gardons la lumière et le feu, 
Nous parlons à voix basse et nous tendons l’oreille
À maint bruit vite éteint et perdu comme au jeu.

Or, du fond de la nuit, nous témoignons encore
De la splendeur du jour et de tous ses présents.
Si nous ne dormons pas c’est pour guetter l’aurore
Qui prouvera qu’enfin nous vivons au présent.

 

Robert Desnos, 1942

  • Facebook Clean
  • Twitter Clean

Collège St Thérèse, 5 rue de l'Ancienne Eglise, 91230 Montgeron

© 2016 par Léonard Pul, Kérolos Louka, Sébastien Correa, Ailvin Lehoucq et Kévin Cannaya. Remerciements à Margaux Siffritt.

bottom of page