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René Tavernier

Biographie

Joseph Kessel est le fils de Samuel Kessel, médecin juif d’origine lituanienne (à l'époque en Russie impériale) et de Raïssa Lesk, d'une famille juive établie à Orenbourg, en Russie, sur le fleuve Oural. Samuel Kessel, après avoir passé son doctorat à Montpellier, s'embarqua pour l'Argentine avec son épouse. C'est dans ce pays que naquit Joseph. La famille revint en Europe quelques années plus tard, pour se rapprocher de la famille Lesk à Orenbourg où elle résida de 1905 à 1908, avant de s’installer en France.

En 1902 ses parents s'installent dans le petit village de Lacapelle-Biron en Lot-et-Garonne.

Joseph Kessel fit ses études secondaires au lycée Félix-Faure (aujourd'hui lycée Masséna), à Nice, ensuite au lycée Louis-le-Grand, à Paris.

Infirmier brancardier durant quelques mois en 1914, il obtint en 1915 sa licence de lettres et se trouva engagé, à dix-sept ans, au Journal des débats, dans le service de politique étrangère.

Tenté un temps par le théâtre, reçu en 1916 avec son jeune frère, Lazare (1899-1920) dit Lola - le père de Maurice Druon - au conservatoire, il fit quelques apparitions comme acteur sur la scène de l’Odéon.

Avec Georges Suárez et Horace de Carbuccia, il fonda en 1928, à Paris, un hebdomadaire politique et littéraire, le Gringoire. Romain Gary, qui deviendra plus tard son ami, y publia même deux nouvelles à ses débuts, L'Orage (le 15 février 1935), puis une petite femme (le 24 mai 1935), sous son véritable nom, Roman Kacew. Joseph Kessel fut également membre du jury du prix Gringoire, fondé par l'hebdomadaire, parmi d'autres écrivains. Lorsque le journal, « fortement orienté à droite, puis à l'extrême droite », afficha des idées fascistes et antisémites, Gary renonça à envoyer ses écrits.

Kessel appartenait à la grande équipe qu’avait réunie Pierre Lazareff à Paris-Soir, et qui fit l’âge d’or des grands reporters. Correspondant de guerre pendant la guerre d'Espagne, puis durant la drôle de guerre, il rejoignit après la défaite la Résistance au sein du réseau Carte, avec son neveu et ami Maurice Druon. C’est également avec celui-ci qu’il franchit clandestinement les Pyrénées pour gagner Londres et s’engager dans les forces aériennes françaises libres du général de Gaulle.

En mai 1943, dans l'enceinte du pub de Coulson The White Swan dans la banlieue sud de Londres, l'oncle Kessel et son neveu Maurice Druon composent les paroles françaises du « chant des partisans » qui deviendra le chant de ralliement de la Résistance. Kessel publie en hommage à ces combattants, L’Armée des Ombres. Il finit la guerre, capitaine d’aviation, dans une escadrille qui, la nuit, survole la France pour maintenir les liaisons avec la Résistance et lui donner des consignes.

À la Libération, il reprend son activité de grand reporter. Il est l'un des journalistes qui assistent au procès du maréchal Pétain en juillet-août 1945.

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Collège St Thérèse, 5 rue de l'Ancienne Eglise, 91230 Montgeron

© 2016 par Léonard Pul, Kérolos Louka, Sébastien Correa, Ailvin Lehoucq et Kévin Cannaya. Remerciements à Margaux Siffritt.

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