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Jean Moulin

Introduction

On ne présente plus Jean Moulin... Si la grande histoire de la Résistance est désormais bien connue, le parcours parfois surprenant de nom­­breux protagonistes de cette époque reste en partie à ­écrire. On sait ce qu'ont fait les uns et les autres au cours des terribles années 1940-1944 ; on ignore souvent, en revanche, comment ils sont devenus ce qu'ils ont été. Jean Moulin a dessiné, il a écrit aussi. Voilà pourquoi il est présent sur ce site. Je vais vous présentez "Premier Combat".

Rapide Biographie

 Jean Moulin est né à Béziers, le 20 Juin 1899 ; il eut une jeunesse heureuse et « bourgeoise », entouré de ses frères et sa sœur. Il fit des études correctes sans plus, et rejoignit Montpellier pour l’année scolaire 1917-1918 où il suivit les cours de la Faculté de Droit en vue de rentrer dans la carrière préfectorale. Très vite, on peut apercevoir chez lui des opinions de gauche dont il ne se cachera jamais, et il s’inscrit au Parti Radical.  

 

Il s’intéresse très tôt au dessin et à la peinture. Mais sous la pression de son père, il entre en 1917 au cabinet du Préfet de l’Hérault comme attaché.

Parti fin 1941 pour Londres, il est désigné par le général de Gaulle comme son représentant en France et comme délégué national de la zone sud.

 

 Après avoir créé les M.U.R. (Mouvements Unis de la Résistance), il réunit pour la première fois le Conseil National de la Résistance à Paris  le 27 Mai 1943 : tous les mouvements de zone nord et de zone sud sont représentés, de même que les partis politiques et les syndicats. La France résistante toute entière reconnaît de Gaulle pour son chef et Moulin comme son représentant en France occupée.

 

Mais le 21 juin, suite à une dénonciation, il est arrêté par les Allemands. Torturé très sévèrement par Klaus Barbie, il meurt vraisemblablement le 8 juillet 1943.

Premier Combat

Il s'agit d'un récit, par Jean Moulin, des quatre derniers jours des combats français, du 14 au 18 juin 1940. 

On y lit le récit des quelques jours et heures avant l'arrivée des allemands à Chartres, puis celui de leur installation. 

On se remémore, en le lisant, les interrogations de Marc Bloch sur les causes de la défaite. L'armée n'a-t-elle pas trahi ? Par deux fois Jean Moulin croise des groupes de soldats prêts à en découdre mais désespérés de devoir sans cesse reculer sans jamais combattre.

On lit aussi le récit de quelques exactions de l'armée allemande - une femme de 83 ans fusillée sous les yeux de sa fille pour avoir protesté contre l'occupation de sa maison. 

Un dialogue presque surréaliste montre à quel point le combat était, dès juin 1940, idéologique.

Quelques nazis entendent faire signer à Jean Moulin une déclaration attestant que des tirailleurs sénégalais ont assassiné une famille (tuée, en réalité, par des bombardements) :​

Jean Moulin : Quelles preuves avez-vous que les tirailleurs sénégalais sont passés exactement à l'endroit où vous avez découvert les cadavres ?

Le nazi : on a retrouvé du matériel abandonné par eux.

Jean Moulin : Je veux bien le croire. Mais en admettant que des troupes noires soient passées par là, comment arrivez-vous à prouver leur culpabilité ?

Le nazi : Aucun doute à ce sujet. Les victimes ont été examinées par des spécialistes allemands. Les violences qu'elles ont subies offrent toutes les caractéristiques des crimes commis par des nègres.

Plus loin les nazis ont commencé à torturer Moulin (à la suite de cette séance, il tentera de se suicider) Moulin explique qu'il est resté à Chartres par ordre "de mon chef, le ministre de l'Intérieur. C'est alors mon bourreau n°1 qui intervient, dans un état de surexcitaion considérable : "Ah ! vous osez parler de votre chef ! Vous osez parler du juif Mandel ! De cet immonde juif qui a voulu déchaîner la guerre contre l'Allemagne ! De ce pourceau de juif vendu aux Anglais ! Avouez, avouez, que vous êtiez à la solde de ce sale juif..." Je rectifie : "Pas à la solde, sous les ordres..." Et il poursuit avec fureur : "vous êtes un pays dégénéré, un pays de juifs et de nègres..."

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© 2016 par Léonard Pul, Kérolos Louka, Sébastien Correa, Ailvin Lehoucq et Kévin Cannaya. Remerciements à Margaux Siffritt.

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