
Ossip Zadkine
Biographie
Né le 14 juillet 1890 à Vitebsk en Biélorussie. C'est un sculpteur, peintre et graveur. Pendant sa jeunesse il est envoyé dans le nord de l'Angleterre par ses parents (le pays natal de sa mère). Il se nomme Joe Zadkine jusqu’en 1914. Après avoir achevé ses études au régent Street Polytechnicum et à l’École centrale d’artisanat de Londres, il se rend à Paris en 1909 et s'inscrira à l’École des Beaux-Arts qu’il quittera peu de temps après pour travailler en tant qu’artiste indépendant. Zadkine participe au "Salon des indépendants" pour la première fois en 1911 et rejoint les cubistes l’année suivante. Des rétrospectives sont organisées pour présenter ses œuvres en 1920. En 1942, Zadkine prend la fuite pour les États-Unis, il travaille à New York, en Arizona et en Caroline du Nord. En 1945, Zadkine rentre finalement dans le Paris libéré et enseigne à l’Académie de la Grande Chaumière de 1946 à 1958. Le premier prix de sculpture lui est décerné lors de la biennale de Venise en 1950 et Zadkine obtient le "Grand Prix de la sculpture" de la ville de Paris en 1960. Il devient plus célèbre dans les années 60. Ses œuvres parcourent le monde et sont montrées au public dans de nombreuses expositions tandis qu’Ossip Zadkine réalise à son domicile des séries graphiques, des sculptures monumentales et des projets d’écriture.
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Ossip Zadkine meurt le 25 novembre 1967 à Paris. Ses premières réalisations sont influencées de manière décisive par les idées d’Auguste Rodin et par les cubistes dont il applique les principes à ses créations plastiques. Vers 1920, il se détourne du langage cubiste des formes et acquiert un style plus doux. Dans les années 40, il pratique les évidements caractéristiques et les perforations de ses sculptures. La sculpture "la ville détruite", réalisée en 1953, peut-être considérée comme son œuvre majeure ; c’est un monument érigé pour rappeler la destruction et la reconstruction de la ville de Rotterdam. Ossip Zadkine est l’époux de l’artiste peintre Valentine Prax (1899-1981) qui dédie deux des anciens ateliers de Zadkine ainsi que ses principales œuvres à la ville de Paris en 1978 afin de permettre la fondation du musée Zadkine.
Résistance
Pour résister avec l'art Zadkine va sculpter la prisonnière une statue dans laquellle trois corps sont enfermés dans un espace restreint, délimité par des grilles , dans la sculpture on voit que leurs visages ,bras et jambes sont transpercés par les barreaux.
Cette sculpture est en bronze et elle évoque une allégorie de la France aux heures les plus sombres de l’Occupation. La couleur foncée, le métal présentant des aspérités expriment le caractère rude de ces années de guerre.
L’œuvre a été réalisée durant l’exil d'Ossip à New York, où il s’est réfugié en juin 1941. Durant cette période, il pense et repense à la France, à ceux restés là-bas dans des cachots. Elle représente le pays qu’il a dû quitter pour fuir les nazis, La Prisonnière est, selon lui, « une tentative de parler franc et simple à tout le monde, de ce qu’est la France en ce moment ». La Prisonnière, est une œuvre qui s’inscrit dans une série de compositions qui trouvera un aboutissement dans Le Monument pour une ville détruite (1946-1951) qu’Ossip Zadkine réalisera suite à une commande de la ville de Rotterdam.
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